Sans aucun doute, le MRC(Mouvement pour la Renaissance du Cameroun) est le mouvement politique le plus dynamique du Cameroun. En effet, la ferveur et l’engagement socio-politique de ses militants,membres et sympathisants, ne laisse personne indifferent. Le parti occupe l’espace médiatique avec des interventions dans les émissions de télévision, une présence remarquée dans les réseaux sociaux, des sympathisants très actives dans la diaspora, ses membres avocats toujours prêts, faite un tour dans les différent tribunaux du pays. Des illustrations pareilles, nous pouvons en citer toute la journée.

Même après sa sortie de prison, le leader et ses proche collaborateurs enfermé pendant des mois à la prison central de kondengui (Yaounde); a été accueilli par une immense foule au siège du parti à Douala,Cameroun.

Mais face à l’activisme de ses militants,une question se pose de plus en plus avec acuité. Surtout après la décision quasi unilatérale du leader de ce parti ne pas prendre part aux élections passées.

Pour avancer, il faudra qu’à un moment, le parti adresse ces dilemmes qui lui font de l’ombre.

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Les 5 dilemmes du MRC

1. Le dilemme du leader

C’est très compliqué de critiquer le manque de démocratie au Cameroun et de défendre la Guinée Équatoriale. Parce Que ce régime en place depuis des décennies est l’un des régimes les plus corrompus au monde selon transparency international.

Cela a le mérite de renvoyer un message confus,voir hypocrite. Surtout qu’on sait qu’en politique tout est question d’image.

3. L’occasion manquée

Imaginez, ce que le MRC aurait pu accomplir pour les Camerounais. Imaginez un parlement avec les députés du MRC, les mairies dirigées par le MRC. On aurait pu avoir un président de l’assemblée national issue du MRC surtout avec l’engouement qui avait suivi l’élection présidentielle. Et sans doute les régions avec le MRC. Le MRC aurait pu être le premier parti de l’opposition à rabattre le jeu politique au Cameroun ou à défaut créer un véritable contre pouvoir.

Cette faute stratégique va coûter cher. Son impact va se faire sentir sur plusieurs années.

En effet, l’élection des sénateurs, des maires de grande villes et des présidents de régions sont indirects. Aussi pour participer aux élections présidentielles il faut avoir au moins un élu.

4. On tourne en rond

C’est vrai qu’en politique il faut occuper le terrain, et les différents campagnes comme non au hold-up aident le parti. Mais ce sont de non événements, car fondamentalement cela a peu de chance de bouleverser la réalité politique actuelle.

Normalement après une élection on tourne la page et on se lance sur de nouvelle conquête électorale. Le but c’est d’influencer positivement la vie de ses concitoyens. Le meilleur moyen de le faire pour un parti politique c’est à travers la législature, les communes, les villes et les régions.

5. Incohérence au niveau de la philosophie politique

Le MRC se définit comme un mouvement qui rassemble en sein plusieurs mouvance politique. En parcourant sa profession de foie, ont du mal à cerner son orientation politique. Le MRC est il un parti de gauche,droite, centre…? Le manque de positionnement idéologique crée un flou autour du parti et ses prises de positions. Sans cela à contribuer également aux difficultés rencontrées en ce moment avec Paul Eric Kingue, le maire la commune de Njombé Penja dans le Moungo region du Littoral.


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